Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Une Histoire D’Amour Et De Tenebres

Auteur : Amos Oz

Traducteur : Sylvie Cohen

Date de saisie : 19/02/2004

Genre :

Editeur : Gallimard

Collection : Du Monde Entier

Prix : 25.00 � / 163.99 F

ISBN : 9782070766772

GENCOD : 9782070766772

Sorti le : 19/02/2004

Acheter Une Histoire D’Amour Et De Tenebres chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Les presentations des editeurs : 30/12/2009

�Tu veux jouer a inventer des histoires ? Un chapitre chacun ? Je commence ? Il etait une fois un village que ses habitants avaient deserte. Meme les chats et les chiens etaient partis. Et les oiseaux aussi.� Le petit garcon qui joue ainsi a inventer des histoires a la demande de sa mere est devenu un grand romancier. Sa mere n’est plus la, mais il tient malgre tout a poursuivre le recit de l’existence tumultueuse de sa famille et de ses aieux. Son recit quitte donc le quartier modeste de Jerusalem ou il est ne, remonte le temps, retourne en Ukraine et en Lituanie, et fait revivre tous les acteurs de cette tragi-comedie familiale, qu’ils soient prophete tolstoien, seducteur impenitent, mauvais poete, kibboutznik idealiste, ou vrai savant. Leurs vies sont parfois broyees par la grande Histoire – l’Europe les rejette, l’Orient se montre hostile – et toujours marquees par leurs propres drames intimes, illusions perdues et reves avortes. Au coeur d’une narration riche, d’une ampleur et d’une puissance romanesque jusque-la inconnues dans l’oeuvre d’Amos Oz, la disparition tragique de la mere demeure la question a laquelle ce roman cherche une reponse. Une histoire d’amour et de tenebres est un livre bouleversant ou l’histoire d’un peuple et la verite d’un homme se confondent.

  • La revue de presse Clemence Boulouque – Le Figaro

Il faudrait que les membres du jury Nobel tournent enfin leurs regards vers Arad… La vit un ecrivain, dont l’oeuvre habite les livres, mais aussi les consciences : Amos Oz, dont parait aujourd’hui en francais, Une histoire d’amour et de tenebres, un recit autobiographique, qui est bien plus que le recit d’une vie. Age de soixante-quatre ans, le romancier, prix Femina etranger en 1988 pour La Boite noire, auteur de quinze romans, fondateur de La Paix Maintenant, ardent militant et merveilleux prosateur, y livre son histoire intime et celle de ses proches, celle de son pays et de la region, tout a la fois, dans un texte et dans une grace qui abolissent les frontieres, entre memoire, conte, essai et chronique, entre soi et l’autre… �Je suis heureux d’avoir pu ecrire ce livre. Au milieu, je me suis demande si j’allais y arriver�, confie-t-il, encore emu, des mois apres. Une difficile naissance, echo de la douleur de ces annees retrouvees. Car Amos Oz a du s’inventer, pour pouvoir survivre : il s’est donne un nom, d’abord a change le Klausner de ses ancetres pour Oz, qui en hebreu signifie force. Orphelin de mere a l’age de douze ans, il quitte son pere et son nom trois ans plus tard, pour vivre dans un kibboutz, promesse de vie en communaute et de vaillance… Donner une seconde chance a qui n’en a pas eu, Amos Oz avoue cette pensee obsessionnelle, qui coule dans son ecriture et fait de son oeuvre une reflexion aigue sur l’absence, le manque, les tentatives poignantes de combler ce qui ne pourra jamais l’etre. Ce n’est pas de la nostalgie, non, qu’il ecrit, pourtant, dans son recit, mais quelque chose d’une transmission, d’une memoire: �Quand j’etais petit, dans mon quartier, il y avait un postier qui faisait des petits commentaires au dos des enveloppes : �Cela fait trois mois que votre linge est etendu.� Ou : �Vous ne devriez pas etre si permissif avec les enfants.� Je me sens comme ce postier : je porte les lettres de mes parents a mes enfants.�… �Je traque en moi-meme tous les germes de l’extremisme. Je ne ressentirais pas l’urgence d’ecrire a leur propos. J’ai decouvert que l’arrogance et la vantardise ne sont pas des jeux innocents. C’est quelque chose de coupant, dont les consequences peuvent etre effroyables�, s’explique-t-il…

  • La revue de presse Pierre Sorgue – Telerama

C’est un gros livre sur une vie qui s’invente en meme temps qu’une langue. C’est une histoire tout entiere hantee par la naissance d’une patrie et la mort d’une mere. L’autobiographie d’Amos Oz, �monument� des lettres israeliennes, s’acheve peu de temps apres l’independance du pays, par le suicide de sa mere, morte de la lassitude que l’on appelle neurasthenie. Memoire, fiction (deduction), poesie, extraits de ses romans anterieurs, toutes les ressources de la litterature sont mobilisees pour tenter de dire une enfance, une famille, un peuple… Fourmillant de details, de sensualite, d’ironie, de tendresse, c’est l’etrange melange du regard etonne de l’enfant et de la memoire grave de l’adulte. Avec, comme lien indefectible de l’un a l’autre, la passion devorante pour les livres et l’ecriture…

  • La revue de presse Andre Clavel – L’Express

Dans sa thebaide d’Arad, aux confins du desert du Neguev, un ecrivain reve et medite. C’est le magicien Oz, qui danse sur la proue d’une oeuvre eblouissante, legere comme une cantate, toute vibrante des sagesses enfouies dans les sables. Lire Amos Oz, c’est faire provision de sacre, car ce prophete egare dans une epoque maudite ne cesse de labourer la memoire de sa terre natale, pour en exhumer les racines spirituelles et emotionnelles… Une histoire d’amour et de tenebres. Cette histoire-la, c’est celle de la perilleuse construction de sa patrie. C’est egalement celle de la diaspora juive et celle de sa mere, qui s’est suicidee quand il etait encore adolescent. Sa disparition hante ces pages bouleversantes, ou se conjuguent la destinee d’un peuple et les blessures d’un homme… Jamais l’auteur de La Boite noire n’a ete si proche de ses secrets intimes. Mais sa confession se mele a toutes les voix d’Israel, au fil d’un recit tchekhovien qui, a la deraison de l’Histoire, oppose les utopies du reve et la tendre musique d’un coeur battant. Cela s’appelle la grace.