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Une jeune fille comme il faut (préface Tonino Benacquista)

Auteur : Ramon Pipin

« …Dans la petite mansarde, sur le lit recouvert d’une couette rose, une jeune fille se vernit les ongles des orteils. Une douche de lumière matinale poussiéreuse dégouline du vasistas, la nimbant d’une couronne tremblotante.
Ses longs cheveux blonds encadrent son visage d’une douceur angélique, au teint diaphane, dont les traits hésitent encore à quitter l’enfance.
Un cobra pailleté argent prêt à mordre orne son tee-shirt noir trop court, révélant son nombril. La minijupe en jean relevée haut sur ses cuisses aimante le regard des trois hommes Elle rayonne d’une grâce voluptueuse qui contraste avec son air candide et son regard bleu comme un songe d’été scrute les intrus. » « . Dans la salle de restaurant du bateau-mouche Le Jean Sablon, Paul termine son tiramisu en bougonnant. Il bougonne contre ce dessert fade, trop riche, à l’arrière-goût d’alcool à brûler, devenu incontournable dans les restos branchouilles, à l’instar de l’omelette norvégienne grumeleuse vingt ans plus tôt ; il bougonne contre cette ambiance confite de bourgeoisie de province parvenue, pour qui un aller-retour sur la Seine semble être le must de la virée parisienne ; il bougonne parce que c’est dans sa nature. » la veille de la retraite, Paul Gourniche, inspecteur de police, va parvenir à libérer la jeune Naja, victime d’un kidnapping.
Alors qu’il menait jusque là une vie tranquille entre sa femme Julie, décoratrice de théâtre et son fils Fabien étudiant, Naja, du haut de ses dix-sept printemps, va provoquer d’irrémédiables bouleversements.
La fulgurance de cette rencontre l’aura marqué à jamais.
Faisant mine de nous embarquer dans un polar, « Une jeune fille comme il faut » plonge, sur un ton de comédie déjantée, vers un propos plus grave qui vise à réconcilier pyrotechnie de la jeunesse et mélancolie du temps qui passe.