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Une promesse de douleur et de sang

Auteur : Eyet-Chékib Djaziri

Dans Un poisson sur la balançoire, Sofiène quitte la Tunisie pour effectuer sa rentrée scolaire chez ses grands-parents à Cherbourg.
Il laisse derrière lui un amour enfoui dans un cimetière, Khélil, et une passion inachevée, car trop dévastatrice, celle que lui fit vivre Mohamed-Ali.
Dans cette suite, nous retrouvons Sofiène qui se remet mal de son deuil. Sa fragilité, sa féminité plaît toujours autant aux garçons, alors il se laisse courtiser, avec l’innocence d’une petite fille, sans conviction, pour s’étourdir. Car si ses sens s’émeuvent toujours du contact d’un homme, d’une odeur masculine ou du son d’une voix mâle, son âme ne souhaite plus accompagner sa chair dans sa quête de vertiges.
Il revient à Tunis à la faveur des vacances d’été et croise, dès le premier jour, Mohamed-Ali, comme si le destin s’acharnait à les réunir, quand tout les sépare. Tous deux se retrouvent tels qu’ils se quittèrent presque un an plus tôt ; avides de dévorer l’autre, de jouir des plaisirs qui leur furent révélés, mais qu’ils n’eurent pas le temps de savourer pleinement. L’affrontement est rude. Ils se raccommodent, se séparent de nouveau pour mieux se réunir.
Puis l’amour, enfin, semble vouloir s’exprimer dans ce couple turbulent. Sofiène est las et sort le drapeau blanc. Ils paraissent admettre la véritable nature de leurs sentiments. Leurs sourires, leurs regards parlent d’un amour sur lequel leurs lèvres préfèrent pour l’instant rester closes. Une trêve s’instaure qui ressemble au bonheur. Mais c’est compter sans une promesse que lui fit jadis Mohamed-Ali, une promesse de douleur et de sang ! Car jusqu’à présent, seule celle de douleur avait été tenue.