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Une voix dans d’autres langues

Auteur : Pierre Voélin

Troisième recueil de Pierre Voélin à La Dogana. Le poète construit son livre à partir de deux poèmes centraux dédiés, le premier à Ossip Mandelstam et le second, à sa femme Nadejda, puis il le déploie en rendant hommage à des lectures empruntées aux poètes et poétesses qui, proches ou lointains, ont forgé sa propre langue. Depuis qu’il écrit Pierre Voélin s’interroge avec gravité sur le pouvoir des mots à la suite des exterminations de la Shoah, des goulags, des massacres génocidaires qui ont tristement illustré le siècle où il est né. C’est en scrutant la force destructrice des langages négationnistes de toutes sortes, des chants illusoires, qu’il s’efforce de trouver dans ses poèmes un « passage » pour ses lecteurs, une voie possible où croire et louer seraient encore légitimes. Mais s’il est poète, Pierre Voélin est aussi un polémiste qui s’attaque à tous les mensonges d’état et à la vaste désinformation qui leur fait cortège dans la presse.
Récemment encore il a dénoncé avec force l’implication de la France dans le génocide tutsi. Né en Franche-Comté, il a passé son enfance au-delà de la frontière, à Porrentruy, puis s’est fixé en Suisse où il a enseigné la littérature, à l’Université de Fribourg. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes. Récemment il a réuni ses essais en prose, La Nuit accoutumée, chez Zoé, où il se révèle un mémorialiste scrupuleux, pourfendeur des injustices ainsi qu’un homme blessé qui a le courage de garder les yeux ouverts sur toutes les violences, mais particulièrement celles qui se servent de la langue.