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Vacances à l’île du diable

Auteur : Philippe Aéri

1971. L’île Séguin, vaisseau amiral de la construction automobile française, s’étale, orgueilleuse, entre les deux rives de la Seine. Baptisée par les ouvriers de la Régie Renault « L’île du diable » en raison des « cadences infernales » imposée par la direction, elle est aussi un enjeu de pouvoir : la CGT, omniprésente, cogère, sous les huées des militants maoïstes qui se sont fait embaucher sur les chaînes de montage afin de gagner à eux les travailleurs. La tension est à son comble. En cette période de Guerre froide, c’est le moment choisi par la CIA, inquiète des progrès récents du Parti communiste français, pour pénétrer et manipuler ces milieux gauchistes afin d’organiser une provocation destinée à déconsidérer la CGT et le PCF aux yeux de l’opinion française. Leif Trencavel, agent d’élite, aristocrate canadien qui se croit descendant d’un chevalier cathare, est chargé de cette tâche. Celle-ci va se révéler pour lui une aventure sentimentale troublante et une mission d’une violence imprévue, car les services soviétiques et chinois, divisés par une rivalité mortelle, brouillent les cartes et parsèment de cadavres la route de l’espion.