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Vague scelerate

Auteur : Georges Le Noane

Date de saisie : 23/11/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Decouvrance, La Rochelle, France

Prix : 21.00 / 137.75 F

ISBN : 978-2-84265-596-9

GENCOD : 9782842655969

Sorti le : 23/11/2008

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  • Le courrier des auteurs : 14/01/2009

L’histoire, que je vais evoquer en quelques phrases, sans devoiler le fil d’une evolution heureuse, volontairement optimiste et quelque peu utopique, est sans doute le fruit d’une alchimie complexe ou se sont entremeles les periples d’une carriere scientifique passionnante, les acquis d’une forte implication dans la vie locale, les reveries liees aux recits de ces marins intrepides qui affrontaient les elements au peril de leur vie, le souvenir de la progression du mascaret dans cette merveilleuse baie du Mont-Saint-Michel.
Maintes fois defiguree, la magnifique cote de granit rose de Paimpol a Tregastel, theatre de mon recit, nous rappelle sans cesse a quel point il est necessaire de preserver nos ressources naturelles et combien l’ocean doit etre a la fois craint et respecte.
Paul, officier de la marine marchande, a bourlingue sur toutes les mers du monde. Il subit au petit matin un traumatisme d’autant plus violent que l’apparition qui le frappe fait ressurgir un drame dont il ne s’est jamais remis. Le matelot JeanJean, l’autre temoin de cette apparition, se croit victime d’une hallucination. Comment expliquer cette monstruosite aux terriens alors que depuis toujours les marins qui l’ont timidement evoquee se sont fait traites d’affabulateurs par des censeurs confortes dans leur certitude par le monde scientifique ?
Paul s’isole dans son vieux greement au grand dam de son entourage et de ses amis qui n’auront de cesse de chercher a comprendre cette surprenante attitude et de l’aider a sortir de cette impasse. Dans son isolement, et alors que le vieux navire lui livre des secrets emouvants, Paul medite sur son metier et ses recentes evolutions, sur les drames qui touchent tant et tant de familles et sur cette vision terrifiante. Les evenements vont se precipiter puisque la science vient enfin de comprendre qu’une conjonction de conditions tres particulieres peut generer cette onde solitaire qu’il faudra apprendre a deceler et a eviter.
Dans ce premier roman, a la rencontre de cette perfide et redoutable vague scelerate, j’ai voulu ancrer mes passions et ma connaissance d’un monde rude et attachant, glisser un brin d’humour et de truculence, et esquisser un hymne au respect de la nature et aux progres scientifiques au service de l’homme.

Georges Le Noane

  • Les presentations des editeurs : 02/12/2008

Paul, officier de la marine marchande, bourlingue depuis une trentaine d’annees sur toutes les mers du globe. Impressionne par une vague colossale le jour anniversaire d’un drame de la mer dont il ne s’est jamais console, il decide de s’isoler a bord du vieux greement qu’il a restaure a Brehat sans donner une explication a son entourage.
A Paimpol, dans un bistrot chaleureux, ses amis se reunissent et font la fete…

– D’accord, d’accord… et est-ce que tu as vu quelque chose ?
– J’ai du halluciner !
– Halluciner ?
– Si tu veux… je regardais a l’horizon. On a l’habitude…
– Bien sur JeanJean, on est tous vigilants ! Et alors…
– Alors, soudain, oui c’est ca, soudain ! je cause bien, hein Victor ?
– Parfait !
– Soudain, j’ai vu comme une grande tour qui avancait sur l’eau. Un pestacle extraordinaire !
– Spectacle JeanJean ! T’avais marche a quoi dans la nuit ? Pas au Chateau-Latour quand meme !

Georges Le Noane vit et ecrit dans les Cotes d’Armor, apres avoir mene une carriere scientifique.

  • Les courts extraits de livres : 02/12/2008

En mettant sac a terre en cette belle soiree de printemps, Paul sentit, pour la premiere fois de sa deja longue vie de marin, le sol trembler et se derober sous ses pieds. Cette curieuse sensation, il la croyait reservee a ceux que l’on qualifiait de marins d’eau douce, ceux qui n’etaient pas amarines. Trouble, il resta prostre un tres long moment sur le quai de Paimpol, le regard fixe sur l’horizon. Le sol s’etait stabilise, mais le malaise subsistait. Un mot revenait obstinement : criminel !, et la question qui ne le quittait plus depuis plusieurs jours : comment vivre normalement lorsqu’on donne la mort par procuration ?. Face a la mer, deux visages d’adolescents s’imprimaient et il lui etait impossible de les effacer !

Autour de lui, comme a chaque debarquement, la vie du port s’animait : cris, courses d’enfants, embrassades, ordres donnes aux porteurs de caisses et de ballots, sonnettes de velos, ballets de camions, mobylettes petaradantes, foule de curieux. Paul voguait dans un autre monde. Incapable de reagir, il sentait le mur virtuel se batir et l’enserrer, etouffant les bruits environnants et troublant sa vue.
Eh ! Paul, qu’est-ce que tu fous ? On va boire un coup chez Denise ! On t’attend !