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Victor Schoelcher : non a l’esclavage

Auteur : Gerard Dhotel

Date de saisie : 11/09/2008

Genre : Jeunesse a partir de 13 ans

Editeur : Actes Sud junior, Arles, France

Collection : Ceux qui ont dit non

Prix : 7.80 / 51.16 F

ISBN : 978-2-7427-7761-7

GENCOD : 9782742777617

Sorti le : 03/09/2008

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Roman historique

Depuis toujours, il y a dans le monde des hommes et des femmes qui ont su dire non a ce qui leur paraissait inacceptable…

La fille ne bouge pas, indifferente a ce qui se passe autour d’elle. Des hommes richement vetus s’approchent, tatent ses bras, ses jambes, regardent ses seins, la tournent et la retournent, lui ouvrent la bouche pour examiner ses dents. L’un d’eux lance au vendeur : “Cent piastres.” Puis un autre : “Cent vingt. – Cent soixante.” Le petit homme cede. La fille part pour cent cinquante piastres. Elle appartient desormais a l’homme blanc. Victor est comme paralyse au milieu de la place brulante. Il se sent inutile, il se sait impuissant… Tete baissee, gorge nouee, il s’eloigne pour cacher son degout et sa honte…

Incapable de se taire devant les injustices, Gerard Dhotel, journaliste, a choisi de s’adresser aux jeunes, car pour lui, les enfants d’aujourd’hui seront aptes, demain, a changer l’ordre des choses. Un homme de convictions, comme Victor Schoelcher…

Ne en 1955 en Champagne, Gerard Dhotel est journaliste depuis 1980. Il est actuellement redacteur en chef du Monde des ados (groupe La Vie-Le Monde). Il est egalement l’auteur de plusieurs ouvrages pour adolescents qui tous ont l’ambition de de-crypter, de faire reflechir, bref, de former des citoyens pour demain.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

1. Le voyage

Janvier 1828.

Victor quitte Paris, les malles pleines de porcelaines estampillees “Schoelcher”, une marque connue et appreciee, qui a fait de son pere, Marc, le plus celebre porcelainier de Paris, et du magasin des Grands Boulevards l’un des dix commerces les plus importants de la capitale. Il dit adieu a sa mere, une femme tres pieuse et de haute vertu qu’il aime profondement. Il laisse son pere, un bourgeois dur en affaires mais fantasque et imprevisible, un antimonarchiste decu par la Revolution de 1789.
Victor n’a pas encore vingt-quatre ans et il est heureux de partir. Ce voyage, c’est une aventure. La premiere, la vraie. Le jeune homme piaffe d’impatience a l’idee de decouvrir les pays du bout du monde, la-bas de l’autre cote de l’Atlantique. En regardant s’eloigner les cotes de France, sur le pont du navire qui l’emmene au Mexique, il se rememore les dix annees qui viennent de s’ecouler. Celles qui le separent du jour ou il a claque la porte du lycee Louis-le-Grand parce qu’il ne supportait plus l’exces de pratiques religieuses qu’on lui imposait. Il n’avait que quinze ans mais c’est a cette epoque qu’il a compris qu’il etait un “enrage republicain” et que, toute sa vie, il combattrait le despotisme, que celui-ci ait le visage d’un roi ou d’un empereur, les traits de Louis XVIII ou de Napoleon.