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Vie et mort de Samuel Rozowski

Couverture du livre Vie et mort de Samuel Rozowski

Auteur : Myriam Anissimov

Date de saisie : 02/05/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Denoel, Paris, France

Prix : 18.00 / 118.07 F

GENCOD : 9782207256848

Sorti le : 04/01/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Charlotte Thomas – 14/05/2007

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Charlotte Thomas – 14/05/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Charlotte Thomas – 10/05/2007

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Charlotte Thomas – 10/05/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Francois Attia – 17/04/2007

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Francois Attia – 19/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 03/05/2007

Un avion delabre a destination de Riga, capitale de la Lettonie, au milieu des annees 90. A son bord, une jeune femme partie rejoindre l’homme qu’elle aime, un chef d’orchestre en tournee. Au fil des heures de vol, la jeune femme se rememore son adolescence rebelle a Lyon, ses reves d’amour qui lui brulaient les ailes et surtout son combat en faveur de Samuel Rozowski, jeune Juif condamne pour meurtre. Dans l’atmosphere mafieuse et crepusculaire de la ville lettonne, a mesure qu’elle enquete sur les lieux ou plane le souvenir de l’extermination des Juifs, la narratrice revit plus intensement encore le souvenir de Rozowski, de ses parents heros de la resistance juive pendant la guerre et de sa derive a lui, heritier de l’Holocauste devenu gangster pour venger son peuple. Inspire d’une des figures les plus controversees de la gauche revolutionnaire des annees 60, ce roman allie tendresse et tragique dans une bouleversante quete de memoire.

Myriam Anissimov est nee en 1943 dans un camp de refugies en Suisse. Elle est l’auteur de plusieurs romans dont Continent va Rachel ? (1973), La Soie et les cendres (1989), Sa Majeste la mort (1999, prix Jean Freustie 2000). Mais aussi de la biographie de Primo Levi (1996, prix Wizo) et de celle de Romain Gary, Romain Gary, le cameleon (Denoel, 2003).

  • Les courts extraits de livres : 17/04/2007

Ainsi, je croyais avoir enfoui le chaos de mon oisive jeunesse dans le gouffre des souvenirs censures et dangereux. A part la deplaisante preuve de mon pouce tumefie (j’avais commence a le martyriser dans ma quatrieme annee), je croyais le passe tenebreux bien colmate ; il y allait de ma survie. Il n’en etait rien.
Tandis que l’avion roulait lentement sur la piste, j’apercus des groupes de lapins fauves ou noirs, au petit derriere blanc, affaires et indifferents au vrombissement des moteurs. En cherchant a m’evader de la peur du decollage, il m’etait revenu a l’esprit que Riga etait une ville hanseatique, parce que j’avais appris un peu d’allemand pendant mes annees d’ecole ; elles avaient ete un supplice pour l’adolescente difficile a cadrer que j’etais. Je dis bien cadrer car, tel un taureau attendant l’estocade, je n’ignorais pas que mes innombrables manquements a la discipline, mon insolence et ma paresse me vaudraient tot ou tard l’exclusion du lycee. Ma mere avait in extremis reussi a me faire admettre dans un autre etablissement, le proviseur l’ayant miraculeusement reconnue comme une ancienne eleve modele, en Lorraine, avant la Seconde Guerre mondiale. J’etais ainsi entree par la porte laterale en milieu d’annee et avais ete sechement invitee a ne pas me faire remarquer. Des les premiers jours, je n’avais rien trouve de mieux que d’exhiber sur ma table ma carte de membre des Jeunesses communistes, ou je n’avais jamais mis les pieds et ou je n’irais naturellement jamais.