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Waltenberg

Auteur : Hedi Kaddour

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-07-077396-1

GENCOD : 9782070773961

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  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

Un homme reve de retrouver une femme qu’il a aimee. Un maitre espion cherche a recruter une taupe. Leurs chemins se croisent. Cela s’est passe au XXe siecle.

  • La revue de presse Frederic Ferney – Le Point du 3 novembre 2005

Voici, par son brio, par l’ampleur de son dessein et la vitalite de sa prose, un premier roman sans conteste le plus hardi de cet automne. Pourquoi en parle-t-on si peu ? Parce qu’il fait plus de sept cents pages, pardi ! Toujours dociles a la plus douce pente et debordes comme seuls les feignants savent l’etre, nous adorons les fragments, les opuscules, les petits crayons. Ce qu’on doit admirer dans ce livre ? Son bec, ses tentacules, ses jets d’encre. C’est un roman-pieuvre.

Mais qui ne voit, l’ayant lu, que ce rythme ne s’obtient que si on mutile la bete, si on coupe, surtout dans les parties qu’on aime ? Pas de gras – tout est choisi dans ces morceaux. Kaddour, cela se sent, a bouffe de la vache classique, comme Celine, avant de s’emanciper de ses modeles : Aragon et John le Carre, Proust et Dumas, parmi tant d’autres. Roman de sac et de corde, de guerre et d’enigme, de velours et de soie, d’amour et d’espionnage. Un Guerre et paix a la francaise qui frise le pastiche, la prouesse, l’overdose, et qui compatit, et qui compose… on s’efforce a suivre l’auteur qui s’enchante de nous egarer et de nous eblouir, puis tout s’oriente, tout se cristallise, magistralement. Waltenberg, c’est simplement un livre qui fait valser la memoire du lecteur…

  • La revue de presse Josyane Savigneau – Le Monde du 9 septembre 2005

C’est une traversee du XXe siecle dans l’envers du decor, le monde ou se croisent agents secrets, diplomates, journalistes ou supposes tels. En quatorze episodes, de 1914 la Grande Guerre a 1991 la fin annoncee de l’empire sovietique. Mais avec des va-et-vient dans la chronologie.

Tout commence, comme souvent, par une coincidence. Hans Kappler et Max Goffard n’auraient jamais du devenir amis, eux qui etaient sur le champ de bataille dans des camps opposes, en 1914. Ils resteront pourtant lies jusqu’a la mort de Hans, en 1969. Ils sont, avec Michael Lilstein et l’etrange Lena, les principales figures de ce complexe roman. Avec aussi ce “jeune Francais”, cette taupe que recrute Lilstein, dont on apprendra l’identite au dernier chapitre, ce qui eclaircira quelques mysteres. Pas tous.

Il ne faut pas s’arreter sur ces mysteres, mais se laisser aller au plaisir de ce long recit – quelque 700 pages – ou Hans Kappler n’en finira pas de chercher Lena, ou beaucoup de chemins, notamment celui de Kappler, de Lilstein et du jeune Francais, menent a Waltenberg, village suisse ou Hans aima Lena en 1913, et ou l’on mange la meilleure Linzertorte. C’est tres bien ecrit, plein de morceaux de bravoure… Hedi Kaddour, qui jusqu’ici avait seulement publie de la poesie, fait preuve, pour ce premier roman, d’une ambition enorme. Peut-etre celle de realiser le reve de Hans, “un roman total, avec le retour du monde dans le roman”. Mais il n’evite pas toujours la lourdeur, et il n’a pas encore la virtuosite d’un Alain Fleischer…

  • La revue de presse Jacques Nerson – Le Nouvel Observateur du 15 septembre 2005

Si l’on vous dit que Waltenberg raconte l’histoire de l’ecrivain allemand Hans Kappler, a la recherche de la cantatrice americaine Lena Hotspur, avec laquelle il eut avant la guerre de 14 une liaison cinglante dans un palace des Grisons suisses, a Waltenberg… Si l’on vous dit qu’il la retrouve en 1929, a Waltenberg toujours, ou elle est venue chanter des lieder de Schubert, mais qu’un autre coeur allemand bat pour elle, celui du jeune Michael Lilstein qui deviendra d’ici peu l’un des hauts responsables du PC clandestin sous Hitler… Si l’on vous dit encore que Kappler s’est lie apres la Premiere Guerre mondiale avec le journaliste francais Max Goffard, futur ami d’Andre Malraux…. Vous voila bien avance ! Impossible de resumer ce roman foisonnant, c’est toute l’histoire du XXe siecle qui y est enfermee… Mais ce montage convulsif, ce brassage permanent des epoques, ces va-et-vient incessants d’un personnage a l’autre, ces longues phrases… finissent par penaliser le lecteur… n’empeche qu’Hedi Kaddour a du souffle, du style, une erudition sans limites. Un romancier epique virtuose vient d’entrer en scene.

  • La revue de presse Christine Ferniot – Telerama du 24 aout 2005

Waltenberg, c’est un peu la rencontre de Chateaubriand avec John Le Carre : une fresque souterraine du XXe siecle, avec des taupes pour heroines, des ambassades pour decor et la Suisse pour retraite ideale. On est loin de James Bond, plutot du cote de Balzac decrivant une comedie humaine faite de faux-semblants et de secrets d’Etat… Le projet pourrait etre indigeste et depasse, il est petillant comme le meilleur des champagnes grace a l’ecriture impertinente de l’auteur et a sa construction croisee. Hedi Kaddour peut se permettre toutes les audaces…Il reste brillant sans pedanterie, passe vivement de l’anecdote a l’epopee et emporte le morceau haut la main, nous laissant sept cents pages plus tard avec l’envie d’en savoir plus…