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Y aura-t-il vraiment un matin ?

Auteur : Emily Dickinson

Traducteur : Claire Malroux

Date de saisie : 11/06/2008

Genre : Poesie

Editeur : Corti, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 25.00 / 163.99 F

ISBN : 978-2-7143-0973-0

GENCOD : 9782714309730

Sorti le : 03/04/2008

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  • Les presentations des editeurs : 03/05/2008

Emily Dickinson a vingt-huit ans lorsqu’elle decide de s’adonner entierement – sinon publiquement – a sa vocation de poete apparue pendant son adolescence, si l’on en croit les lettres ecrites huit ans plus tot a ses amies. A l’une en particulier, elle parle de son attirance pour ce qu’elle ne nomme pas mais percoit d’emblee comme une force rivale de la religion, la poesie : J’ai ose accomplir des choses etranges – des choses hardies, sans demander l’avis de personne – j’ai ecoute de beaux tentateurs…
Qui est cette jeune femme mysterieusement preparee a un role auquel elle sacrifie bientot la normalite de l’existence, vivant de plus en plus retranchee de la societe, consacrant tout le temps que lui laisse sa participation aux taches familiales – celles d’une grande maisonnee bourgeoise – a delivrer le chant qui l’habite ? Qui considerera de plus en plus la poesie comme le seul instrument de salut, la seule arme pour lutter contre les tourments et la finitude de la vie, le seul espoir sur d’eternite face a celui, beaucoup plus hypothetique a ses yeux, de l’au-dela ?
Sont rassembles ici des poemes, de jeunesse comme de la maturite, qui completent parfaitement l’autre ensemble poetique majeur : Une ame en incandescence.
Il y a toujours chez Emily Dickinson, a quelque periode que ce soit, des fulgurances, des poemes se detachant brusquement des autres, des pics vertigineux parmi des montagnes plus modestes ou meme des collines. Et elle est capable de passer d’un instant a l’autre de la depression a l’exaltation et reciproquement.

  • La revue de presse Nathalie Crom – Telerama du 11 juin 2008

…Claire Malroux s’est faite l’intermediaire discrete et savante entre la recluse d’Amherst et nous, donnant a se familiariser peu a peu avec cette voix a nulle autre comparable – cette respiration singuliere, ce souffle urgent, exalte, spasmodique qui caracterise le chant dickinsonien…
La foi et le doute, l’intelligence et la candeur, l’esperance et le renoncement, la hantise et la seduction de la mort, le desespoir et la confiance… : tous les motifs de Dickinson sont la, dans ces pages ardentes, comme devorees par un feu sans flamme.

  • Les courts extraits de livres : 03/05/2008

CAHIER 1

Sur cette mer enchantee – voguant en silence –
Ohe ! Pilote ! Ohe !
Connais-tu le rivage
Ou ne gronde nulle vague –
Ou la tempete a cesse ?

Dans l’Ouest silencieux
Voiles sans nombre – au repos –
Surs les mouillages.
Vers ce lieu je te pilote –
Terre ! Ohe ! Eternite !
Enfin le port !

*

La Gentiane tisse ses franges –
Rouge la trame de l’Erable –
Mes fleurs sur le depart
Obvient a la parade.

Un mal bref, mais patient –
Une heure pour se preparer –
Et une ici-bas, ce matin
Est la ou sont les anges –
C’etait un petit cortege –
Le Loriot etait la –
Un vieux Bourdon a fait son sermon –
Puis nous nous sommes mis a genoux –
Nous esperons qu’elle etait consentante –
Nous demandons a pouvoir l’etre –
Ete – Soeur – Seraphin !
Laisse-nous partir avec toi !