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Zoroastre : le prophete de l’Iran

Auteur : Jean Varenne

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Religion, Spiritualite

Editeur : Dervy, Paris, France

Collection : Dervy poche

Prix : 9.00 / 59.04 F

ISBN : 978-2-84454-326-4

GENCOD : 9782844543264

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  • Les presentations des editeurs : 03/06/2006

Plus de 1000 ans avant sa conversion a l’Islam, l’Iran adopte le mazdeisme, religion monotheiste qu’enseigne un prophete inspire : Zoroastre (vers le VIIe siecle avant notre ere). La renommee de celui-ci fut grande en dehors des frontieres de l’Empire perse. On en trouve des traces chez Platon, dans les Evangiles (les Mages venus a Bethleem), et en Occident durant tout le Moyen Age jusqu’au celebre Zarathoustra de Nietzsche. Mais en realite, la personnalite veritable du prophete iranien s’en est trouvee deformee au point de devenir meconnaissable. Il convenait de lui restituer son vrai visage. C’est ce que l’auteur tente de faire dans ce livre.

On y trouve aussi des extraits des Hymnes composes par Zoroastre lui-meme et des prieres en usage aujourd’hui encore dans la petite communaute des Parsis qui perpetue en Inde le culte mazdeen. On y a ajoute le texte d’une Vie legendaire de Zoroastre publie en 1771 par le francais Anquetil Duperron qui fut le premier a proposer a l’Europe une traduction des ecritures sacrees du Mazdeisme.

Docteur d’Etat es-Lettre, professeur emerite aux universites, Jean Varenne est l’auteur de plusieurs ouvrages consacres aux religions orientales.

  • Les courts extraits de livres : 03/06/2006

Au VIIe siecle avant notre ere, la situation religieuse de l’Iran est conforme a ce que nous venons d’exposer brievement ; et deja le ritualisme tend a s’imposer partout. Avec moins de force peut-etre qu’en Inde, parce que les Mages restent une tribu plutot qu’une caste, et sans doute aussi pour d’autres raisons que nous ignorons mais qui doivent tenir a des differences de civilisation. En Inde, en effet, les Aryens sont loin d’avoir recouvert tout le pays : s’ils occupent la vallee du Gange jusqu’au-dela de Benares, le Bengale et l’Assam leur echappent encore et, semble-t-il, tout le Sud, ou seuls ont penetre quelques-uns de leurs missionnaires (tel le legendaire Agastya, qui serait venu enseigner le brahmanisme aux Dravidiens). En Iran, par contre, le pays, beaucoup plus petit, a depuis longtemps ete conquis par les vagues successives d’immigrants aryens. Des montagnes du Zagros qui font la frontiere avec la Mesopotamie, jusqu’aux sommets de l’Hindou Koush qui surplombent la vallee de l’Indus, les plaines et les plateaux ont ete entierement aryanises : on ne parle que divers dialectes iraniens, et les populations anciennes ont ete totalement amalgamees : il ne reste rien de leur culture propre.

La stabilite de cette situation a entraine un changement profond: de nomades eleveurs qu’ils etaient a l’origine, les Aryens d’Iran sont devenus des cultivateurs sedentaires. Cela va loin dans le domaine de la civilisation : les anciennes valeurs, de violence, de mouvance, de preponderance de la fonction guerriere, ont cede la place a de nouveaux ideaux fondes sur le respect de la propriete familiale (et terrienne), l’enracinement dans le terroir, la premiere place accordee a la troisieme fonction (production des richesses). En un mot, en devenant paysans, les Aryens d’Iran ont accompli une revolution culturelle aussi importante que celle qui, chez nous, transforma les Normands navigateurs et guerriers en paisibles cultivateurs, apres qu’on les eut installes dans la basse Seine.